Les archéologues ne s’arrêtent pas sur la brosse à dents pour leurs découvertes, mais essaient aussi de disposer de nouvelles technologies pour avancer dans leur quête. Cela se confirme avec les relevés thermiques sur quatre pyramides égyptiennes. Le président de l’Institut HIP, Mehdi Tayoubi, qui a réalisé les mesures a expliqué que son équipe a travaillé avec un scintillateur électronique pour capter les muons. Cette technique copie celle qui a été utilisée au Japon le lendemain de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima.

 

L’aide de la technologie

Afin d’économiser plus de temps dans l’archéologie, les archéologues emploient différents matériels comme les scanners, les drones, les lasers ou les GPS, ainsi que les numérisations 3D.

 

En effet, le laser leur permet de faire des relevés sur un terrain pendant une demi-journée contre quatre ou cinq jours avant. Les archéologues utilisent la 3D afin de nous avons une réformer rapidement les couches stratigraphiques et les éléments qu’ils ont trouvés, pour après continuer à étudier l’environnement, comme l’a expliqué Frédéric Blase, archéologue à l’Institut nationale de recherches archéologiques préventives ou INRAP.

 

De ce fait, certaines universités ont adopté l’usage de ces nouvelles technologies dans leur cursus. Cela se confirme avec l’Université Paris-Sorbonne, avec la collaboration du musée du Quai Branly, en concoctant un séminaire de découverte des techniques ouvert aux étudiants de ses masters d’archéologie. Nathalie Ginoux, maître de conférences à l’université Paris-Sorbonne a dit que la formation des étudiants ne se limite pas juste sur des sites d’exception.

 

Christophe Moulherat, du Quai Branly a expliqué que le concept vise à faire découvrir les nouvelles technologies aux étudiants. Elles sont accompagnées d’explications d’utilisateurs afin qu’ils soient sensibilisés à tous ces matériels. L’université a même aménagé une plateforme d’outils numériques inédits en France pour que ses enseignants-chercheurs et étudiants disposent de ces machines.

 

La précision de Grégory Chaumet, en charge de la plateforme, touche sur le lancement d’un appel à projets auprès des étudiants en master pour les motiver à recourir à ces outils et à donner des formations aux équipes interdisciplinaires concernant leurs sujets de recherche. Toutefois, Nathalie Ginoux a souligné que les méthodes classiques d’analyse sur le terrain ne seront pas abandonnées.

 

Les nouvelles technologies permettent aussi de préserver les découvertes par le biais de la surveillance pour que personne ne les vole ni les abîme. C’est le cas du Pérou qui s’est équipé d’une flotte de neuf drones afin de cartographier l’ensemble des sites et d’effectuer des actions avant que le développement urbain ne vienne les détruire. Comme l’a expliqué Aldo Watanave, du ministère de la Culture, ces outils offrent des informations rapides sur eux. Aussi, elles permettent de communiquer par le biais de la modélisation 3D, qui propose de belles images et faciles à interpréter, comme l’a dit Nathalie Ginoux.